3 questions à Mathilde de l’Ecotais
Vous participez à l’exposition « Do not disturb, éloge de l’intime », proposée sur l’espace Exclusive Collection de l’édition 2026 du salon EquipHotel. Quelles ont été vos sources d’inspiration pour votre scénographie ?
Mathilde de l’Ecotais : Je suis partie d’une série de photos de poissons, que j’ai réalisée au Japon, et notamment d’images de nageoires de fugu – une espèce emblématique de la gastronomie japonaise –, que j’ai ensuite faites imprimer par des artisans sur différentes matières, à la fois nobles et brutes. En guise de source d’inspiration, je citerais aussi un séchoir à poissons transformé en hôtel, que j’ai découvert également au Japon.
Comment avez-vous travaillé la notion d’intimité ?
Mathilde de l’Ecotais : Pour le salon EquipHotel, j’ai imaginé un espace mi-spa, mi-salle de bains, très immersif, où les images de nageoires de fugu, imprimées sur du cuir, des mosaïques ou encore sur des nattes en paille, sont omniprésentes, du sol jusqu’au plafond. On se sent protégé, enveloppé par la nature. Je pourrais résumer ma méthode de travail ainsi : un même thème – celui du poisson – fait l’objet de plusieurs visuels, tous uniques, qui se démultiplient dans un même espace et pourraient se déployer, à plus grande échelle, dans tout un hôtel.
Le respect de l’environnement vous importe. Comment avez-vous abordé cet aspect dans votre scénographie ?
Mathilde de l’Ecotais : J’ai mis l’accent sur le recyclage, ainsi que sur l’économie d’énergie et d’eau. J’ai travaillé notamment avec de l’aluminium recyclé, qui conserve la chaleur. Quant au lavabo, il joue double jeu et devient un bac en bois japonais, que l’on verse ensuite dans la douche… C’est une façon de prendre conscience de la quantité d’eau que l’on consomme. Quant au choix de matières comme l’aluminium, le bois ou le cuir, c’est aussi une volonté de ma part d’être dans la durabilité des choses : une salle de bains ou un spa, c’est pour une vie


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